Pascal Frey : vie spirituelle et joie de vivre

Belles citations et prières d'Angélus Silésius

INTRODUCTION

« Le Père n’a qu’un seul Fils, et ce Fils nous le sommes tous en Christ. » [...] « Nous serons ce qu’Il est. »

 

I.61 : C’est en toi que Dieu doit naître.

Christ serait-il mille fois né à Bethléem, et non en toi, tu restes perdu à tout jamais.

 

I.62 : La pure extériorité n’est d’aucune aide.

La croix du Golgotha ne peut te délivrer du mal, si elle n’est pas non plus dressée en toi.

 

I.80 : Chaque chose à sa place.

L’oiseau repose dans l’air, la pierre sur la terre, le poisson vit dans l’eau, mon esprit dans la main de Dieu.

 

I.182 : Le salarié n’est pas le fils.

Homme, si tu sers Dieu pour ton profit, ton bien-être, ta paye, tu ne Le sers pas encore par amour, comme un fils.

 

I.193 : La créature est vraiment en Dieu.

La créature est plus en Dieu qu’en elle-même. Qu'elle-même dépérisse, elle subsiste en Lui à jamais.

 

I.282 : La meilleure position est en Dieu.

Rien ne me sert que les étoiles du matin louent le Seigneur, si moi, je ne suis pas, au dessus d’elles, élevé en Dieu.

 

I.295 : Il doit être au préalable en toi.

Homme, si le paradis n’est pas d’abord en toi, crois-moi, assurément jamais tu n’y entreras.

 

II.22 : Elève-toi au-dessus de toi-même.

L’homme qui n’élève pas son esprit au-dessus de lui-même n’est pas digne de vivre sa condition d’homme.

 

II.41 : Le bon échange.

Homme, si tu donnes à Dieu ton coeur, Il te donne le Sien en retour. Quel marché avantageux ! tu t’élèves, Il s’abaisse.

 

II.47 : L’amour ne recherche pas de salaire.

Homme, si tu aimes ton Seigneur Dieu, tout en cherchant une récompense, tu n’as pas encore vraiment goûté en quoi consiste l’amour, en quoi consiste aimer.

 

II.48 : On connaît Dieu par le créé.

Dieu, le Dieu caché, devient connaissable et accessible dans l’ébauche de Lui que sont les créatures.

 

II.53 : Il ne tient qu’à toi.

Ah, si seulement ton coeur pouvait devenir crèche ! Dieu, une fois encore, sur cette terre deviendrait enfant.

 

II.60 : De l’amour.

Homme, tu ne désires rien, tu n’aimes rien : voilà une façon juste de désirer et d’aimer. Qui aime aussitôt ce qu’il désire, n’aime pas en définitive ce qu’il devrait aimer.

 

II.93 : Le baiser secret de Dieu.

Dieu m’embrasse comme son fils avec le Saint-Esprit, lorsque, en Jésus-Christ, Il m’appelle son cher enfant.

 

II.144 : Qu’est-ce que l’abandon ?

Qu’est-ce que l’abandon ? Je réponds sans détour : Que c’est la volonté de Jésus dans ton âme.

 

II.228 : Dieu exige de nous une seule chose.

Il n’y a qu’un seul mot que Dieu dit, à moi, à toi, à tous : « Aime !  » Si nous le faisons pour Lui, forcément nous Lui plairons.



II.246 : Le diable.

Le diable n’entend que tonnerre, vacarme et craquements. Aussi pourras-tu trouver plaisir à le rendre par ta douceur fou à lier.

 

III.4 : Un soupir.

On déposa Dieu sur la paille quand il devint homme : Ah ! si seulement j’avait été ce foin et cette paille !

 

III.6 : La simplicité digne de Dieu.

Pense donc à ce qu’est l’humilité ! Vois de quoi la simplicité est capable. les premiers à contempler Dieu furent les bergers. Nul ne verra jamais Dieu, ni là-haut, ni ici-bas, s’il n’aspire de tout son coeur à devenir berger.

 

III.41 : A ceux qui fuient la croix.

Mon enfant, n’as-tu donc pas encore entre-temps pris conscience qu’on ne repose pas toujours sur la poitrine de Notre Seigneur ? C’est dans la croix, la douleur, le martyre, l’angoisse et la mort que son préféré doit être le plus proche de Lui.

 

III.57 : La tactique guerrière du Chrétien.

Mon enfant, prends l’habitude de guerroyer à la manière du Christ, et par ta conduite chevaleresque tu vaincras ton ennemi. Comment cela ? C’est avec amour qu’il fait lutter, avec douceur et patience esquiver ses coups, et de bon coeur lui rester bienveillant.

 

III.59 : L’amour contraint Dieu.

Le Royaume des cieux est facile à conquérir, sa Vie divine aussi : Assiège Dieu avec amour : il Lui faudra Se rendre à toi.

 

III.69 : Richesse du saint.

Sois pauvre, le saint ne possède rien en ce monde que ce qu’il détient à son corps défendant : son corps mortel.

 

III.70 : Dieu, le plus généreux.

Dieu se donne sans mesure ; plus on le désire, plus, toujours plus, Il S’offre et il Se livre.

 

III.94 : Ce qu’il y a de plus précieux.

Rien au monde ne mérite plus haute estime que les personnes recherchant assidûment l’absence de grandeur.

 

III.105 : Comment obtenir l’affection divine.

Garde en bouche du miel vierge, au coeur de l’or, dans tes yeux une pure lumière, et le Christ te prendra en affection.

 

III.106 : Au pécheur.

Ah, pécheur ne t’y fie pas. Ce n’est pas parce que tu vois Marie-Madeleine quitter apaisée et consolée notre Seigneur, que tu lui ressembles déjà. veux-tu goûter cette consolation, jette-toi d’abord, comme elle, à ses pieds.

 

III.109 : Le corps mérite qu’on l’honore.

Fais honneur à ton corps, il est un noble écrin, au sein duquel doit être conservée l’image de Dieu.

 

III.122 : La merveille des merveilles.

On n’a jamais rencontré plus étonnant prodige que celui où Dieu s’est uni à l’homme de glaise.

 

III.128 : Régner sur soi-même est royal.

Un homme capable de dominer ses pulsions et ses sens, peut légitimement porter le titre de roi.

 

III.142 : Dieu habite la douceur.

Adoucis ton coeur : Dieu ne se trouve ni dans les grands vents, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu.

 

III 163 : La mystérieuse régénération.

On naît de Dieu ; on meurt en Christ, et dans l’Esprit on se met à vivre.

 

III 183 : La persévérance est nécessaire.

Ce dont un homme a le plus besoin pour sa béatitude (s’il sait bien le discerner), c’est la persévérance.

 

III 194 : La sagesse est la meilleure des femmes.

Si tu désires une femme magnifiquement riche et fine, prends uniquement la Sagesse, elle te sera tout.

 

III 223 : Ta volonté peut t’aider.

Ne renonce pas, mon enfant ! Pourvu que tu montres de la bonne volonté, ton orage finira bien par s’apaiser.

 

III 228 : Les yeux de l’âme.

L’âme a deux yeux : l’un regarde dans le temps, l’autre est tourné vers l’éternité.

 

III 230 : La foi, l’espérance, l’amour et le recueillement.

La foi happe Dieu ; L’Espérance L’aperçoit ; l’amour L’embrasse : l’attention est mûre pour le trouver.

 

III 236 : Les caractéristiques du diable, de l’ange, de l’homme et de la bête.

Les démons blasphèment Dieu, la bête ne Le remarque pas, les hommes L’aiment, les anges contemplent sa Lumière de manière ininterrompue, sans détourner le regard. De tout cela, tu peux déduire à qui tu donneras le nom d’ange, d’homme, de bête ou de démon.

 

III 245 : Inouï retournement.

Tout se renverse : le château est dans la grotte, la crèche devient trône, le jour arrive la nuit, la vierge enfante : ô homme, veille à ce que se retournent positivement ton coeur, ton esprit et ton âme.

 

III 249 : Fin de l’an.

L’ancienne année qui s’achève est comme si elle était consummée ; elle l’est effectivement, chrétien, à condition que tu sois devenu, toi, en Dieu un homme nouveau. dans le cas contraire, tu persistes à vivre toujours en l’année ancienne.

 

IV 9 : L’Indicible.

L’Indicible qu’on appelle communément Dieu, se laisse dire et connaître en une seule Parole.

 

IV 19 : Une bonne conscience.

Qu’est-ce qu’un bon état d’esprit en harmonie avec Dieu ? Un état de joie permanente, des agapes éternelles.

 

IV 26 : Moïse.

Pensez donc, la face de Moïse rayonnait comme le soleil, alors qu’il n’avait seulement entrevu la lumière éternelle dans la pénombre. Qu’arrivera-t-il aux bienheureux, à la fin des temps, quand ils contempleront Dieu au grand jour de la félicité éternelle ?

 

IV 30 : Dieu au-delà de tous les dons.

Dans mes prières, mon Dieu, bien souvent je Te demande tes dons. Mais sache que c’est Toi plutôt que je veux posséder. Aussi accorde-moi ce que Tu veux, fût-ce la vie éternelle, mais si Tu ne Te donnes pas Toi-même, Tu ne m’as rien donné.

 

IV 32 : L’élément d’un chacun.

Le poisson vit dans l’eau, les plantes dans la terre, l’oiseau dans l’air, le soleil dans le firmament ; la salamandre trouve sa sauvegarde dans le feu. Moi, c’est dans le coeur de Jésus qu’est mon élément.

 

IV 33 : La paradis sur terre.

Tu cherches le paradis et désires arriver là où toute souffrance et toute insatisfaction te seront enlevées. Apaise ton coeur, rends-le pur et blanc : ainsi tu seras, ici-bas même, ce même paradis.

 

IV 39 : Celui qui s’abandonne est déjà bienheureux.

Un homme qui s’en remet à Dieu en toutes circonstances et de toutes manières, Oui, on peut l’estimer bienheureux dès cette vie.

 

IV 43 : Le disciple que Dieu aime.

Un homme qui se détourne tout à fait du monde et se garde corps et âme devant le Seigneur, ne meurt pas ni ne se corrompt, même si on l’empoisonne. Tu demandes pourquoi ? C’est lui le disciple que Dieu aime.

 

IV 49 : Magnificence de la cour terrestre du Christ.

la sceptre est un roseau, la couronne un buisson épineux, les clous son unique parure, une croix de mort le trône ; son sang est son habit de pourpre, des assassins ses acolytes, le personnel des courtisans, une bande de canailles et de mercenaires, le breuvage un fiel amer, la musique outrage et dérision. Voilà la magnificence de notre Dieu ici-bas.

 

IV 52 : L’amour l’a conçu.

Que Dieu soit crucifié ! Qu’on puisse Le blesser ! Qu’Il supporte l’infamie dont on le couvre ! Qu’Il endure une telle angoisse ! Et qu’Il puisse mourir ! n’en sois pas effaré : l’Amour seul l’a inventé.

 

IV 53 : Qu’a-t-Il donc en vue, Dieu ? Un baiser.

Quel peut donc être le dessein du Fils de Dieu, qu’Il vient dans la misère et assume sur ses épaules une si lourde croix ? Qu’Il va jusqu’à traverser de part en part l’angoisse de la mort ? Il ne recherche rien d’autre que de recevoir un baiser de toi.

 

IV 65 : Le pauvre Lazare.

Que la mort est inégale ! Les anges emportent Lazare, le pauvre, au repos éternel. Le riche, au moment de mourir, est plein d’angoisse et d’affliction. Tant il est bon de n’avoir jamais connu en ce monde la richesse.

 

IV 69 : Le péché.

Le péché n’est rien d’autre que l’homme détournant son regard de Dieu pour le tourner vers la mort.

 

IV 80 : C’est en aimant qu’on trouve grâce.

Quand le pécheur te demande comment obtenir grâce. Dis-lui qu’il se mette à aimer Dieu.

 

IV 87 : L’amour.

L’amour du siècle exige tout pour soi seul ; l’amour de Dieu donne tout en partage au prochain : cet amour-ci, chaque homme en conviendra, est véritable. Celui-là devrait plutôt être qualifié de convoitise, non d’amour.

 

IV 92 : Les heures du jour.

Au ciel il fait jour, dans l’abîme infernal il fait nuit. Ici sur la terre règne la pénombre : heureux qui sait précisément le voir.

 

IV 95 : La fin couronne l’œuvre.

La fin couronne l’œuvre, la mort pare la vie. Qu’elle est magnifique la mort de l’homme resté fidèle à son Dieu.

 

IV 100 : Un coeur contrit éteint Dieu.

Tu prétends qu’on ne verra jamais éteint le feu de l’enfer. Mais vois, le cœur contrit l’éteint d’une seule larme.

 

IV 106 : Sur les martyrs.

Sur le cours de vie des martyrs, peu a été consigné. Les vertus décelées au temps de leur calvaire sont les seules qu’on loue et exalte encore. Elles seules ont survécu, contrairement aux faits de l’existence. Tant il est vrai qu’une belle mort est la grandeur d’une vie entière.

 

IV 110 : Le meilleur marché.

Comme Dieu offre à bon compte son Royaume et la Vie éternelle ! Il s’accorde à celui qui se repent pour un agenouillement.

 

IV 115 : Le regret après coup vient trop tard.

Quand Dieu passa sur terre, on ne se soucia guère de Lui. Maintenant qu’il est au ciel, chacun déplore qu’on ne lui ai pas rendu honneur. Telle est la stupidité du monde, qu’il n’y ai pas réfléchi avant.

 

IV 118 : Le miroir.

Le miroir te montre dans ton apparence extérieure : Quel malheur qu’il ne te montre pas aussi ton intériorité.

 

IV 124 : Sur Dieu.

Dieu est tellement le Bien suprême, que plus on l’expérimente, plus on aspire à Lui, plus on Le convoite et plus on avance dans l’amour.

 

IV 129 : C’est Dieu qui parle le moins.

Nul ne parle moins que Dieu, Lui qui est hors du temps et de l’espace : de toute éternité, Il ne dit qu’Une parole.

 

IV 150 : Le plus haut culte.

Devenir semblable à Dieu, voilà le plus haut culte, être Christomorphique : dans sa façon d’aimer, son mode de vie et son comportement.

 

IV 158 : L’immensité dissimulée dans le minuscule.

La circonférence est dans le point, le fruit dans la graine, Dieu l’Infini dans la finitude : sage est celui qui le cherche au-dedans de l’univers fini.

 

IV 167 : Le joug du chrétien est léger.

Chrétien, vraiment ton joug ne pourra être pour toi accablant, car Dieu et son amour s’y attellent avec toi.

 

IV 186 : Rien n’existe pour soi même.

La pluie ne tombe pas pour elle-même, le soleil ne luit pas pour soi. Toi aussi, tu es créé pour les autres, non pour toi.

 

IV 187 : C’est le donateur qu’on doit prendre.

Homme, passe outre aux dons de Dieu, précipite-toi vers Lui en personne : si tu t’arrêtes à ses dons, tu n’atteindras jamais la paix.

 

IV 190 : La croix, révélatrice de ce qui est caché.

Dans les moments de consolation et de douceur, tu ne te connais pas vraiment, chrétien ; ce sont les croix seulement qui te révèlent en ton for intérieur.

 

IV 196 : La plus grande occupation des saints.

La plus grande tâche, la plus grande occupation des saints ici sur terre. C’est d’être soumis à Dieu et de devenir de plus en plus semblables à lui.

 

IV 209 : Pécher par excès de foi.

Certes, il est vrai que Dieu veut assurer ton salut. Mais croire qu’Il le veut sans ton adhésion, c’est pécher par excès de foi.

 

V 49 : La plus belle sagesse.

Ne t’élève pas trop haut, ne te vante de rien : la plus belle sagesse est de n’être trop sage.

 

V 52 : Tu dois être le ciel.

Tu n’iras pas au ciel, pourquoi tant t’agiter, avant d’être d’abord toi-même un ciel vivant.

 

V 57 : Quand toi tu le veux, tu es bienheureux.

A tout instant Dieu te laisse volontiers entrer au ciel il ne dépend que de toi d’être bienheureux.

 

V 60 : Le chemin du ciel.

Veux-tu, pèlerin, monter jusqu’au ciel, approche, marche tout droit, par le chemin de la croix.

 

V 62 : Le plus grand trésor de l’homme.

Le plus grand trésor après Dieu : la bonne volonté sur terre. Tout a beau être perdu, par elle un devenir reste possible.

 

V 64 : Nous nous servons contrairement à Dieu.

Homme, Dieu n’a que faire des jeûnes, des prières, des veilles. Cela profite plutôt à toi, à ta sanctification éventuelle.

 

V 68 : Le sage ne désire pas le ciel.

Le sage, quand il meurt, ne désire pas le ciel : il y est bien avant, avant qu’il ne meure.

 

V 98 : Dieu ne peut diriger la volonté humaine.

Nul n’est plus fort que Dieu, pourtant Il est incapable d’empêcher que je ne veuille pas ni ne désire pas ce que moi je veux.

 

V 99 : Ce que Dieu aime manger.

Dieu aime manger les coeurs, veux-tu le rassasier, prépare-lui le tien : il le vantera éternellement.

 

V 100 : Quelle préparation Dieu désire-t-il ?

Comment cuire son cœur pour Dieu ? Il doit être passé, écrasé et fort doré, sinon il ne le supporte.

 

V 105 : Le ciel peut être volé.

Qui secrètement fait le bien, en cachette distribue son argent, à volé le ciel de main de maître.

 

V 108 : La foi seule est un tonneau creux.

La foi seule sans amour, telle que je me la représente, est comme un tonneau creux : ça résonne, mais ça n’a rien dedans.

 

V 112 : Tout bien n’est pas bon.

Tout bien n’est pas bon. Homme ne te laisse pas convaincre : ce qui ne brûle pas dans l’huile de l’amour est une fausse lumière.

 

V 119 : L’effet du saint sacrement.

Le pain du Seigneur agit en nous comme la pierre philosophale : il nous transforme en or si nous sommes fondus.

 

V 123 : Métaphore trinitaire.

Dieu le Père est le puits ; la source, c’est le Fils ; l’Esprit-Saint est le fleuve qui s’écoule d’eux.

 

V 130 : L’aimant spirituel et l’acier.

Dieu est un aimant, mon cœur est l’acier, qui depuis qu’il L’a touché sans cesse se tourne vers Lui.

 

V 132 : L’homme détaché ne subit pas de préjudice.

Qui ici-bas ne possède rien en propre ne souffre pas de perte, sa maison dut-elle s’écrouler.

 

V 171 : Les vertus tiennent toutes ensemble.

Les vertus sont à ce pont nouées et entrelacées que si l’on en a une, on les a trouvées toutes.

 

V 175 : La conscience est un poteau indicateur.

Homme, quand tu te trompes de chemin, interroge donc ta conscience : sans retard tu reconnaîtras la bonne voie.

 

V 178 : Christ était ce qu’il disait.

Ce que le Christ a fait et a dit en ce monde, il l’a été Lui-même : comme il nous le montre.

 

V 190 : La Béatitude dans le temps.

Rien ne manque au saint : déjà dans le temps il possède la béatitude tout entière en étant agréable envers Dieu.

 

V 191 : Caractère des bienheureux et des damnés.

Le signe distinctif des bienheureux est de vivre tout entier tournés vers Dieu ; celui des damnés de Lui résister en tout.

 

V 193 : Dieu en aime un comme tous.

Dieu m’aime, moi, autant que tout ce qui est sur terre : s’il n’était pas déjà devenu homme, il le deviendrait encore rien que pour moi.

 

V 222 : Avant de posséder la joie, il faut souffrir.

Homme, si tu veux te réjouir avec Dieu au ciel, tu dois être d’abord en ce monde le compagnon de sa mort.

 

V 227 : L’équanimité.

Au saint, tout est égal : que Dieu le laisse alité et malade, il lui rend grâce aussi bien que de la santé.

 

V 229 : L’arrogance est la chute.

Homme, s’il y a en toi du bon, ne t’en prévaux pas, dès que tu te l’attribues, la chute est accomplie.

 

V 237 : La croix apporte joie et souffrance.

La croix apporte douleur, la croix apporte bonheur ; la douleur d’un moment, le bonheur de l’éternité.

 

V 264 : Quand Jésus est imprimé dans le cœur.

Homme, si ton cœur est devant Dieu tendre et pur comme cire, le Saint-Esprit y imprime l’image de Jésus.

 

V 267 : Telle école, tel enseignement.

Dans les écoles de ce monde, Dieu est simplement décrit. A l’école de l’Esprit-Saint, on apprend à Le contempler et à L’aimer.

 

V 284 : Dieu vient avant même que tu le désires.

Quand tu désires Dieu et souhaites être son enfant il est déjà d’avance en toi ; et c’est Lui qui t’inspire ton désir.

 

V 287 : Les caractéristiques de la simplicité.

Ce qui caractérise la simplicité c’est qu’elle ignore toute supercherie, et qu’elle ne cherche que le bien en toute humilité.

 

V 319 : La plus grande béatitude.

La plus grande béatitude imaginable, c’est la capacité de goûter Dieu, et sa douceur.

 

V 324 : La vertu qui couronne.

La vertu qui te couronne d’une éternelle béatitude, (Ah, tiens-là fermement !) est la constance.

 

V 330 : Les instants où l’on entend Dieu parler.

Lorsque tu penses à Dieu, alors tu L’entends en toi : Si tu le fais et gardes le silence, Il parle sans arrêt.

 

V 331 : Ce que Dieu n’opère pas, ne Lui plaît pas.

Dieu doit être le commencement, le milieu et la fin, pour que Lui plaisent les oeuvres de tes mains.

 

V 343 : Où on apprend les manières de la cour divine.

Enfant, qui entend réussir à la cour de Dieu, doit ici-bas aller à l’école du Saint-Esprit.

 

V 344 : La pauvreté se vit en esprit.

La pauvreté réside en une disposition d’esprit. Même empereur, je puis être néanmoins aussi pauvre qu’un saint.

 

V 350 : Il faut te secouer toi-même.

Chrétien, il te faut toi-même, par Dieu, te réveiller du sommeil : si tu ne te secoues pas, tu resteras fiché dans les rêves.

 

V 353 : Le visage de Dieu enivre.

Le visage de Dieu grise. Une seule fois voir sa lumière suffit à te rendre soûl à sa vue.

 

V 354 : Nul n’entre au ciel s’il n’a pas été crucifié.

Chrétien, ne fuis pas la croix ; tu dois être crucifié. Autrement, tu n’entreras jamais dans le Royaume des cieux.

 

V 359 : La Trinité comparée au soleil.

Dieu le Père est le corps (incandescent), Dieu le Fils la lumière, les rayons sont l’Esprit-Saint, tributaire des deux.

 

VI 25 : le sage ne cherche pas la gloire extérieure liée à un rang.

Le sage ne vise pas la gloire extérieure liée au rang le plus haut ; être proche parent de Dieu, cet honneur-là suffit amplement.

 

VI 61 : Ne pas combattre est ridicule.

Le soldat devient la risée de l’ennemi qu’il appréhende, et le chrétien la risée de l’ennemi éternel du Christ, lorsqu’il ne l’expulse pas.

 

VI 70 : S’arrêter, c’est reculer.

Mais avance donc, frère, qu’as-tu à t’arrêter ? S’arrêter sur la voie de Dieu signifie reculer.

 

VI 71 : Bonne et mauvaise retraite.

Battre correctement en retraite, c’est s’éloigner de l’ennemi ; mais finir par tourner le dos à Dieu est un repli fautif.

 

VI 72 : L’indolence ne s’empare pas du ciel.

Remue-toi donc, mollasson ! Pourquoi rester obstinément couché ? Pardi, le ciel ne te tombera pas tout rôti dans le bec.

 

VI 92 : Fais ce que tu veux qu’on te fasse.

Homme, puisque tu aimes qu’on te fasse des cadeaux, exerce-toi bien, toit aussi, à donner.

 

VI 95 : Où est ton trésor, là est ton cœur.

Le cœur du sage est auprès de Dieu et dans les cieux ; celui de l’avare est tourné vers l’argent et le remue-ménage du monde.

 

VI 99 : Le coffre-fort du sage et de l’avare.

Le sage est sensé dans sa richesse, son argent il l’a en caisse. L’avare l’a dans son cœur, voilà pourquoi il ne lui laisse jamais de repos.

 

VI 101 : Abolis le désir et tout s’abolit.

Homme, abolis simplement l’amour et le désir des choses : les choses elles-mêmes seront abolies et sans intérêt.

 

VI 107 : Folle perte.

Dans la vie éternelle, Dieu entend rembourser à cent pour un. Que nous sommes donc fous de ne pas tout lui remettre.

 

VI 115 : La nonchalance n’arrive pas jusqu'à Dieu.

Tu dis que tu finiras bien pas voir Dieu et sa lumière. Insensé, jamais tu ne le verras, si tu ne le vois aujourd’hui même.

 

VI 116 : Sans aspiration, pas d’exaucement.

Qui n’aspire ici-bas à contempler la face de Dieu, ne se présentera ensuite jamais à lui de toute éternité.

 

VI 146 : A l’œuvre, on reconnaît le maître.

Ami, si tu restes assis et médites, tu es un modèle de vertu. Mais si tu la mets en œuvre, alors seulement éclate ta jeunesse.

 

VI 157 : Comment se tourner vers Dieu.

Le saint désir, et pas uniquement la prière ni la sainteté de vie, fait avancer vers Dieu.

 

VI 158 : L’arsenal du tireur spirituel.

La cœur est le canon de notre fusil, l’amour la poudre et le plomb, l’amorce la bonne volonté, appuie sur la gâchette, tu toucheras Dieu.

 

VI 165 : Donne à la mesure de ce que toi tu demandes.

Homme, toi tu demandes à Dieu le Royaume des cieux tout entier. Mais si on te réclame un pain, te voilà tout pâle et livide.

 

VI 167 : Qui est vraiment riche.

Posséder beaucoup ne rend pas riche. Seul est riche qui peut, sans s’affliger, perdre tout ce qu’il possède.

 

VI 168 : Le sage ne conserve rien en caisse.

Un homme sage ne conserve rien dans sa caisse ni dans son coffre-fort : il estime que tout ce qu’il peut perdre n’est pas à lui.

 

VI 181 : Comment le fou et le sage apprécient les choses.

Le fou se tient pour riche, quand il possède un sac plein d’or ; le sage se tient pour pauvre, même s’il possède le monde entier.

 

VI 182 : L’absence de foi entretient l’avarice.

A celui qui donne beaucoup Dieu accorde plus qu’il ne donne ni ne veut. Pourquoi le monde est-il à ce point radin ? Il ne croit guère en Dieu.

 

VI 220 : De la contemplation naît l’amour.

L’amour découle de la contemplation. Contemple ce qui est éternel, et aussitôt tu l’aimeras. Tout le reste, tu le tiendras pour peu.

 

VI 227 : Le chagrin du sage.

Le sage est toujours joyeux, (1 th 5,16) rien ne l’afflige ; une chose seulement le peine ; Dieu n’est pas aimé.

 

 

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